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2017-04-24T22:53:49+02:00

Analyse de la situation #FourMonthsLater

Publié par Une Bouille et des Twins

Bon, je t'ai raconté la naissance des Twins. Si tu ne l'as pas lue, c'est PAR ICI!

J'ai la chance d'avoir pu vivre un accouchement sans péri (sauf pendant le travail), je veux dire, je les ai mis au monde sans péri. (oui, je considère que c'est une chance inouïe)

Du coup, j'ai réfléchi et comparé les naissances et suites de couches de la Bouille et des Twins.

Oui, il y a une différence! J'avais déjà lu et entendu dire qu'on se remettait plus vite d'un accouchement sans péridurale, que les cas de baby blues et même de dépression du post partum diminuaient. Maintenant ils ont 4 mois, et on y verra un rapport ou pas, mais je n'ai aucun signe de dépression du post partum. Et pour le baby blues, je confirme aussi : c'est à peine si j'ai senti la descente d'hormones, celle qui te prend dans les jours après l'accouchement.

Physiquement, j'ai senti la différence aussi. J'ai pu me lever et prendre une douche le soir même de la naissance des Twins, alors que j'ai du attendre le lendemain pour la Bouille : j'étais complètement lessivée, incapable de me lever, alors que l'accouchement avait duré moins longtemps, et avait été moins douloureux, puisque la péri avait fonctionné jusqu'au bout.

Cette fois, je suis revenue dans ma chambre à 23h, à 23h30, j'étais sous la douche. Le lendemain, j'ai été bien crevée, mais c'était plus un contre coup psychologique que physique. Moi qui accorde très peu de crédit aux psychologues, je n'ai pas rechigné quand la psy de la clinique est entrée dans ma chambre et m'a proposé de discuter. Ca m'a même fait beaucoup de bien! Rapport à la douleur ressentie la veille, et dont je n'avais pas soupçonné qu'elle puisse être si intense! Rapport aussi au fait qu'on m'ait enlevé mes bébés si vite, même si on a pas été séparés très longtemps.

 

Je me suis sentie dépossédée de mon accouchement, pour la Bouille. Et d'après ce que m'avait dit mon gynéco, je savais que je n'aurais pas trop de marge de manoeuvre pour les Twins, rapport au fait que mettre au monde 2 bébés est plus risqué, et que les équipes mettent encore plus en avant la sécurité des enfants, plutôt que les choix de la future maman. En effet, ce fut le cas.

Je n'ai pas pu accoucher sur le côté, comme pour la Bouille. Je n'ai pas pu avoir mes bébés en peau à peau. Je n'ai pas eu mon mot à dire quand à l'utilisation des cuillers, due au bregma de TwinGirl.

Mais malgré ça, j'ai pu m'approprier mon accouchement, grâce à cette péridurale avortée. Malgré le fait d'avoir subi des gestes médicaux comme l'expression abdominale (quand la sage femme a appuyé comme une malade sur mon ventre pour faire descendre TwinBoy), ou la révision utérine, c'est accouchement a été mien. A partir du moment où j'ai compris que la péridurale avait cessé de faire effet, et que j'allais morfler, j'ai compris aussi que j'allais vivre la plus incroyable expérience de toute ma vie. Que j'allais devoir gérer ma respiration et mes poussée, en plus de la douleur, elle aussi la plus incroyable de toute ma vie.

Mais cette douleur, elle était à moi. Rien qu'à moi. Personne ne pouvait la ressentir, la comprendre, ou y faire quoi que ce soit. Personne, sauf moi. Certes, il m'a fallu un petit moment pour comprendre comment la gérer, cette douleur. J'ai perdu pied et compris, 2 fois de suite. Cette douleur, il faut l'accepter, il faut travailler avec.

J'ai morflé pendant la poussée pour TwinGirl, et c'est au moment où je l'ai accepté que j'ai trouvé la force de pousser comme une malade, une dernière fois, pour qu'elle sorte.

Puis j'ai de nouveau morflé pendant la poussée pour TwinBoy, parce que j'avais peur, il était en siège, je voyais déjà ma hantise absolue se réaliser (la césarienne). Et ça, plus la voix de l'Homme m'ont aidé à l'accepter une seconde fois, et j'ai eu à nouveau cette force hors du commun pour pousser TwinBoy une dernière fois. Encore plus d'ailleurs, puisque j'étais déjà biiiiiiiiiiien fatiguée.

(Bon par contre, pour la délivrance, j'ai laché l'affaire hein, et mon utérus aussi. D'où que mon Dr.B est allé chercher les placenta à la main-rien que d'y penser, j'en frémis encore...brrrrrr)

 

C'est durant cet accouchement que j'ai pleinement pris conscience des capacités de mon corps de Femme, de sa force, de sa résistance. De la force morale insoupçonnée dont je peux faire preuve aussi!

Je l'ai déjà dit, mais je vais me répéter : si c'était à refaire, je referais exactement la même chose! Ni plus, ni moins. Pas plus parce que clairement, j'ai absolument tout donné ce jour là, autant physiquement, que mentalement, qu'émotionnellement. Ni moins parce que si j'avais tenté de résister à la douleur, ne serait-ce qu'un minute de plus, je l'aurais eue, cette césarienne, et aujourd'hui je serais pleine de regrets.

J'aime à penser que c'est pour tout ça que je suis aussi beaucoup plus sereine avec les Twins, que je ne l'étais pour la Bouille au même âge. Certes, on dit que pour le 2ème, c'est plus simple, les automatismes reviennent. Oui, ils reviennent. Mais moi j'ai pas eu un 2ème, j'en ai eu 2. J'ai beaucoup paniqué pendant ma grossesse, et au final pour pas grand chose. Oui, il faut beaucoup d'organisation au début, pour contrer la panique. Mais au final, ça devient vite free-style.

Ouais, je suis comme ça : accouchement free-style, enfants free-style, vie free-style!

 

Et guess what? Ca me va très bien comme ça! (quand je ne suis pas en plein épisode de presque burn out, évidemment)(je précise que j'ai passé l'après midi chez une amie aujourd'hui, et qu'elle m'a aidé à relativiser, mais j'en ferai un autre article)

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